J'ai quand même longuement hésité avant de finalement le regarder. Enfait, j'ai du mal avec l'idée d'accepter qu'il existe un après Peter Pan, celui de James Barrie. Parce que c'est trop dur de se dire que Peter Pan, les garçons perdus, Wendy, ont vraiment grandi... Ça signifie pour moi que rien ne sera plus jamais comme avant, et je crois que quelque part ça me fait peur.
Donc, regarder Hook me faisait peur, mais j'ai fini par m'y mettre. Au début, c'était dur, voir Peter Pan adulte, et devenu... comme ça. Un homme d'une quarantaine d'année pour qui le travail et l'argent passait avant tout. Il ne souvenait plus de rien, toute son enfance, ses aventures, le pays imaginaire... Il avait perdu tout ce qui faisait de lui Peter Pan. J'ai détesté le début, mais après...
Au fur et à mesure du film, je ne pouvais plus décoller mes yeux de l'écran, j'étais fascinée par ce que je voyais.
Ce film recèle de beaux moments, qu'il nous offre, comme la chambre des enfants de Peter, celle où dormait Wendy et ses frères. Le petit garçon perdu qui cherche dans le visage de Peter Pan adulte une ressemblance, un lien, un souvenir, et lui dit « Tu es là, Peter. ». Peter parvenant à imaginer la nourriture dans les plats, j'ai adoré ce passage. Quand il arrive avec Clochette à Neverland, ces images qui m'ont donné l'impression de revenir chez moi, enfin. Lorsque l'ombre de Peter Pan commence à reprendre discrètement sa liberté. Le bateau et ses pirates. Le capitaine Crochet est un vrai bonheur dans ce film, assez différent de celui joué par Jason Isaacs dans le Peter Pan de PJ Hogan, mais je l'ai trouvé très drôle et attachant. Même interpreté différement, je ne suis jamais déçue et il reste de toutes façons mon méchant préféré, même si je ne le considère pas vraiment comme un méchant d'ailleurs =) .
D'autres choses qui m'ont attristé au début, comme le fait que le repaire des garçons perdus ne soit plus l'arbre du pendu, m'ont finalement réjoui après. Cela collait bien à l'histoire, et cela permettait à Peter Pan adulte de tout se souvenir une fois entré dans les vestiges de l'arbre du pendu. A ce moment-là, j'avais déjà du mal à retenir mes larmes depuis que l'on voyait le reflet de Peter Pan en Peter Pan jeune, le vrai, le seul. Mais de voir Peter Pan adulte se souvenir, de décrire avec tellement d'exactitude le temps d'avant, ses souvenirs... J'ai pleuré longtemps, presque jusqu'à la fin du film.
Maintenant, je regarde ce film encore et encore. Je regrette juste d'avoir perdu ce que j'ai ressenti la première fois en le voyant, cette émotion qui te soupoudre de poussière d'étoile, et qui t'emmène loin, très loin au dessus des nuages. Mais je le regarde, encore et toujours.
Merci Loup de me l'avoir prêté =D Image extraite du film.
Hook ou la revanche du Capitaine Crochet de Steven Spielberg.